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Update Obligations – une semaine plutôt calme

Les marchés obligataires européens n’ont pas beaucoup évolué cette semaine. Les investisseurs en obligations ont apparemment ignoré l’humeur propice à la prise de risque constatée sur les marchés des actions au début de la semaine et l’incertitude relative aux évolutions du Covid-19 aux États-Unis et en Amérique du Sud, où l’augmentation du nombre d’infections s’est accélérée.

En résumé

  • une semaine plutôt calme
  • un préférence pour EMD
  • perspectives pour la semaine prochaine
Update Obligations – une semaine plutôt calme
Update Obligations – une semaine plutôt calme

Les rendements des obligations d’État de base, comme les rendements du Bund allemand à 10 ans (oscillant aux alentours de -0,43 %), ont été particulièrement résistants à l’évolution du marché. Les obligations souveraines de la périphérie européenne ont affiché de meilleures performances que leurs homologues des pays de base. La semaine dernière, les obligations d’État italiennes ont été mises sous pression à la suite des déclarations de Klaas Knot, le président de la banque centrale néerlandaise, qui a averti que les gouvernements ne devraient pas trop compter sur les mesures de politique monétaire. Cependant, l’humeur propice à la prise de risque et les déclarations de la présidente de la BCE Christine Lagarde, qui a confirmé une fois de plus que la BCE maintiendra sa politique monétaire souple, ont permis cette semaine aux obligations d’État grecques et italiennes de réduire leur spread par rapport aux Bunds.

Les prévisions actualisées de la Commission européenne à propos de l’évolution de l’économie, du chômage et de l’évolution des prix n’ont pas eu beaucoup d’effet sur les marchés obligataires, puisque les investisseurs s’attendaient déjà à une nouvelle détérioration des prévisions. L’ISM non manufacturier, un indicateur économique important qui se base sur des enquêtes réalisées dans plus de 400 entreprises non manufacturières, a affiché un meilleur résultat que prévu. Cette constatation a permis aux rendements des bons du Trésor américain de s’apprécier temporairement. L’augmentation considérable du nombre d’infections journalières aux États-Unis a toutefois alimenté l’incertitude relative à l’impact économique du Covid-19. Par conséquent, les rendements des bons du Trésor américain ont chuté.

Pour l’avenir, nous pensons que le marché obligataire continuera d’être dirigé par les nouvelles liées à la pandémie et, surtout pour l’Union européenne, par la question de savoir si les États membres vont trouver un accord à propos du fonds de reconstruction proposé. Ce fonds aurait pour objectif de soutenir les pays qui ont été le plus durement touchés par la pandémie. Les dirigeants d’Autriche, du Danemark, des Pays-Bas et de la Suède sont opposés à la proposition actuelle de soutien sous la forme de subventions. Ces pays préféreraient octroyer un soutien sous la forme de prêts. Si les États ne trouvent pas d’accord, le resserrement des spreads sera encore plus ralenti pour les pays périphériques, même si la dette périphérique est soutenue par les programmes d’achats de la BCE.

Nous restons confiants par rapport à notre position surpondérée en obligations d’entreprise et en dette des marchés émergents (EMD). Notre préférence pour la dette des marchés émergents au détriment des obligations à haut rendement s’explique par les bénéfices de diversification plus intéressants offerts par la dette des marchés émergents. Les obligations à haut rendement sont fortement corrélées aux marchés des actions.

En ce qui concerne la semaine prochaine, les marchés attendent avec impatience la publication des chiffres de production industrielle aux États-Unis, dans l’UE et en Chine, ainsi que les données IPC qui seront publiées aux États-Unis et en Allemagne. Il sera intéressant de voir dans quelle mesure les publications des données de la semaine prochaine confirmeront les faibles données récemment publiées dans l’UE, avec notamment les données décevantes des exportations/importations allemandes. En se projetant encore plus loin, les investisseurs seront impatients de découvrir comment la récente augmentation notable des infections au Covid-19 aux États-Unis auront une influence sur l’économie du pays et si la Chine (où les récentes données IPC ont été encourageantes) est susceptible de prendre le rôle de point de référence pour les autres régions.

Tim Heße
Investment Communications
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