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Update obligations : Tous les yeux rivés sur l’inflation

Cette semaine, les rendements ont été principalement dirigés par les inquiétudes relatives à l’inflation actuelle, avec des prévisions d’inflation au plus haut depuis mai aux États-Unis, alors que celles-ci ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 2013 en Europe. Les prix de l’énergie continuent de faire grimper considérablement l’inflation, avec des prix de gaz et de charbon élevés qui poussent également le prix du pétrole vers le haut par le biais des effets de substitution.

En résumé

  • Nous vous présentons notre analyse hebdomadaire du marché des obligations.
Update obligations : Tous les yeux rivés sur l’inflation
Update obligations : Tous les yeux rivés sur l’inflation

Aux États-Unis, cette tendance associée aux prévisions de resserrement de la politique monétaire et de ralentissement de la croissance économique a renforcé l’aplatissement de la courbe de rendement. Les rendements réels des obligations d’État allemandes à 10 ans et de leurs équivalents américains restent à des niveaux planchers historiquement bas. Au même moment, les rendements nominaux des bons du Trésor américain à 10 ans ont provisoirement grimpé au-dessus de 1,67 % cette semaine, alors que les rendements des obligations d’État allemandes se sont brièvement appréciés au-dessus du niveau de -0,10 %. Bien que les investisseurs semblent s’inquiéter de plus en plus de l’inflation, le procès-verbal de la dernière réunion de politique de la Réserve fédérale montre que les économistes de la Fed continuent de considérer que la hausse de l’inflation est temporaire. Nous restons confiants par rapport aux obligations périphériques, étant donné que les spreads devraient bénéficier le plus de la poursuite de l’intégration financière en Europe, tendance qui se renforce par l’introduction du Fonds de reconstruction européen.

Les spreads des obligations d’entreprise de la catégorie « investment grade » et du segment du haut rendement continuent de se négocier à des niveaux très onéreux et nous ne prévoyons pas de nouveau resserrement notable pour ces spreads. Dans ce contexte, les obligations d’entreprise bénéficient de fondamentaux d’entreprise solides associés à des marges de bénéfices importantes et à un niveau d’endettement qui diminue après avoir atteint un pic lors de la pandémie. Le segment du haut rendement profite particulièrement d’une migration nette positive des notations (autrement dit les agences de notation attribuent plus d’améliorations de notes que de dégradations) et d’un faible taux de défauts de paiement. Bien que la fin anticipée du Programme d’achats d’urgence face à la pandémie implique une baisse de soutien pour les obligations d’entreprise de la catégorie « investment grade », le programme d’achats d’obligations d’entreprises, qui est responsable de la quantité énorme d’achats de titres, se poursuit sans restriction, ce qui signifie que le soutien technique reste inchangé. Les marchés émergents bénéficient de fondamentaux solides, avec notamment des ratios d’endettement relativement faibles et des excédents sur les comptes courants qui sont stimulés par la hausse des prix des matières premières. Les mesures de resserrement de politique monétaire qui ont déjà été mises en œuvre dans de nombreux cas permettront d’aider à infléchir les pressions inflationnistes. À l’heure actuelle, nous maintenons notre position surpondérée en obligations d’entreprise de la catégorie « investment grade » et en segments de titres à revenu fixe plus risqués.

Au cours des semaines à venir, il sera intéressant de se pencher sur les données de PIB des États-Unis pour le troisième trimestre ainsi que sur les chiffres des demandes initiales d’allocations de chômage de ce même pays qui seront publiés le 23 octobre. En ce qui concerne la hausse des taux d’inflation, tous les yeux seront rivés vers les données IPC qui seront publiées pour différents pays européens. Ces publications apporteront des informations supplémentaires en vue d’analyser les futures actions de politique monétaire des banques centrales.

Erik Joly
Erik Joly
Chief Investment Officer
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